Atchoum !

Atchoum !
Retrouvage de chanson d'enfance ... ^^




L'aspirêveur

Un poete reveur
Passe l'aspirateur
En regardant au loin
Il aspire les coins.

Aspire à qui
Aspire à quoi
Aspirateur
Aspire à qui
Aspire à quoi
Aspirateur
Aspiratchoum
Aspiratchoum

Il aspire ses pieds
Et soudain disparaît
L'aspirateur s'éteint
Apparaît le mot fin. 

Aspire à qui
Aspire à quoi
Aspirateur
Aspire à qui
Aspire à quoi
Aspirateur
Aspire plus rien
Aspire plus rien.

Le poète rêveur était trop inspiré
Le voilà balayeur
Dans un sac en papier

Aspire à qui
Aspire à quoi
Aspirateur
Aspire à qui
Aspire à quoi
Aspirateur
Aspiratchoum
Aspiratchoum




Claudine Régnier



# Posted on Thursday, 21 June 2007 at 4:29 PM

Edited on Thursday, 28 June 2007 at 2:41 AM

Le miroir

Le miroir

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" Peuple d'Orphalèse, la beauté est la vie quand la vie dévoile sa sainte face;
Mais vous êtes la vie et vous êtes le voile.
La beauté est l'éternité lorsque l'éternité se contemple dans un miroir;
Mais vous êtes l'éternité et vous êtes le miroir."

Khalil Gibran

# Posted on Wednesday, 06 June 2007 at 3:23 PM

Any where out of this world

Any where out of this world

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Any where out of the world


Cette vie est un hôpital où chaque malade est possédé du désir de changer de lit. Celui-ci voudrait souffrir en face du poêle, et celui-là croit qu'il guérirait à côté de la fenêtre.

Il me semble que je serais toujours bien là où je ne suis pas, et cette question de déménagement en est une que je discute sans cesse avec mon âme.

"Dis-moi, mon âme, pauvre âme refroidie, que penserais-tu d'habiter Lisbonne? Il doit y faire chaud, et tu t'y ragaillardirais comme un lézard. Cette ville est au bord de l'eau; on dit qu'elle est bâtie en marbre, et que le peuple y a une telle haine du végétal, qu'il arrache tous les arbres. Voilà un paysage selon ton goût; un paysage fait avec la lumière et le minéral, et le liquide pour les réfléchir!"

Mon âme ne répond pas.

"Puisque tu aimes tant le repos, avec le spectacle du mouvement, veux-tu venir habiter la Hollande, cette terre béatifiante? Peut-être te divertiras-tu dans cette contrée dont tu as souvent admiré l'image dans les musées. Que penserais-tu de Rotterdam, toi qui aimes les forêts de mâts, et les navires amarrés au pied des maisons?"

Mon âme reste muette.

"Batavia te sourirait peut-être davantage? Nous y trouverions d'ailleurs l'esprit de l'Europe marié à la beauté tropicale."

Pas un mot. - Mon âme serait-elle morte?

"En es-tu donc venue à ce point d'engourdissement que tu ne te plaises que dans ton mal? S'il en est ainsi, fuyons vers les pays qui sont les analogies de la Mort.

- Je tiens notre affaire, pauvre âme! Nous ferons nos malles pour Tornéo. Allons plus loin encore, à l'extrême bout de la Baltique; encore plus loin de la vie, si c'est possible; installons-nous au pôle. Là le soleil ne frise qu'obliquement la terre, et les lentes alternatives de la lumière et de la nuit suppriment la variété et augmentent la monotonie, cette moitié du néant. Là, nous pourrons prendre de longs bains de ténèbres, cependant que, pour nous divertir, les aurores boréales nous enverront de temps en temps leurs gerbes roses, comme des reflets d'un feu d'artifice de l'Enfer!"

Enfin, mon âme fait explosion, et sagement elle me crie: "N'importe où! n'importe où! pourvu que ce soit hors de ce monde!"



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Baudelaire, petits poèmes en prose

# Posted on Friday, 01 June 2007 at 3:04 PM

Edited on Friday, 01 June 2007 at 3:18 PM

ether

ether
Où l'auteur vous souhaite simplement de mourir :

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# Posted on Wednesday, 16 May 2007 at 4:30 PM

Edited on Sunday, 20 May 2007 at 2:34 PM

Pride and prejudice

Pride and prejudice
Elizabeth Bennet: Are you too proud, Mr. Darcy? And would you consider pride a fault or a virtue?

Mr. Darcy: That I couldn't say.

Elizabeth Bennet: Because we're doing our best to find a fault in you.

Mr. Darcy: Maybe it's that I find it hard to forgive the follies and vices of others, or their offenses against me. My good opinion, once lost, is lost forever.

Elizabeth Bennet: Oh, dear, I cannot tease you about that. What a shame, for I dearly love to laugh.

Caroline Bingley: A family trait, I think.

# Posted on Saturday, 05 May 2007 at 6:26 AM

Edited on Friday, 11 May 2007 at 3:43 PM